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| Des OGM pour qui ? 76 % des Français sont opposés aux OGM. Pourtant, lÉtat nous les impose. Le gouvernement sapprête à faire passer en force une loi légalisant la pollution OGM (cette loi sera débattue à lAssemblée en juin). Les firmes agro-chimiques font pression pour accélérer le processus et imposer les OGM dès cette année en grande culture (environ 10 000 hectares). Aujourdhui cinq compagnies semencières contrôlent 75 % de la semence potagère au niveau mondial (la quasi-totalité des semenciers dans le monde a été rachetée par des entreprises issues de la chimie). Ces mêmes multinationales contrôlent 60 % de lagrochimie. Leur objectif : contrôler la chaîne alimentaire planétaire. Pour cela, interdire aux paysans de produire leurs propres semences. En France, puis en Europe, cest le Catalogue commun qui interdit léchange de semences entre paysans, suivi du COV (Certificat dobtention végétal qui protège le semencier de toute multiplication de sa variété sans son accord). Les OGM sont le stade ultime de lindustrialisation de lagriculture. Limpossibilité darrêter les disséminations dans la nature montre le caractère hégémonique de lagriculture transgénique et rend impossible la coexistence avec dautres agricultures (AOC, biologique, ...) Ce sont les Etats-Unis et lOMC qui ont imposé la possibilité quune poignée dentreprises puisse détenir des brevets sur le vivant, ces firmes étant bien sûr majoritairement américaines. Hier, la sagesse paysanne était la garantie de notre avenir alimentaire. Ce pouvoir est en train de passer aux mains de multinationales pour lesquelles amour de la terre signifie profits rapides et importants. Une lueur despoir cependant, en Pologne, le président Lech Kaczynski vient de signer lActe interdisant limportation de semences GM et linclusion de semences et plantes GM dans le Catalogue national des Plantes. Cest un succès commun remporté par les représentants des autorités locales dans les provinces, dagriculteurs, dorganisations non-gouvernementales, dhommes politiques et de scientifiques. De notre côté, faisons pressions sur nos députés avant quil ne soit trop tard ! |
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