LA GALERIE DE L'ÉCOLE
Olivier Gourvil, peintre, " à plus d’un titre ”
du 24 septembre au 30 septembre 2005


Depuis plusieurs années, j’invite les visiteurs à donner un titre à un tableau de l’exposition. Pour l’exposition à la Galerie de Fontenay-sous -Bois, je souhaite renouveler l’expérience.

- une peinture sans-titre - Dans l’exposition, une des peintures n’a provisoirement pas de titre. Les visiteurs sont invités à suggérer des titres par écrit dans un carnet ou par enregistrement vocal sur un ordinateur. Il est également possible d’écouter les titres déjà enregistrés, tout comme on consulte un carnet d’exposition.
- Le même tableau sera montré quelques mois pus tard à Rotterdam, titré ainsi en différentes langues. C’est un calligramme sonore que je souhaite construire avec le public.
Il s’agit, à terme, de produire un environnement sonore d’un tableau, en plusieurs langues.
En ce sens, j’accorde une place spécifique à la perception du spectateur.
- titre, etc - Mes premières recherches sur le titre et la relation sonore ont commencé vers 1994, avec des visites à l’atelier. La relation avec les mots, le texte, l’écrit est un aspect spécifique de mes recherches. Elle construit des liens avec le public et le contexte de mon travail. La question du poétique et de la perception sont concernées dans ce travail. Et celle du titre donné à une oeuvre en est le point de rencontre central.

olivier gourvil / septembre 2005





PARC DE LA GALERIE DE L'ÉCOLE
Jacques Julien, sculpteur
du 24 septembre au 30 septembre 2005

"..il est difficile de se contenter d'une seule version de l'histoire.."

Les oeuvres de Jacques Julien cultivent l'étonnement, l'ambivalence, voire le non-sens. S'y combinent d'assidues opérations de déplacements, de détournements, de ruptures.. ruptures de sens, de fonction, ou plus simplement d'échelles. Si le modele des accessoires et des terrains de sports lui sert de fil rouge depuis une quinzaine d'années, il en use plutôt comme un outil que comme un sujet. Dans un univers de plus en plus proche du collage, Jacques Julien tente de faire cohabiter avec humour, dimension analytique et ambition poétique. Ainsi le double panneau présenté à Fontenay-sous-Bois cherche-t'il à affirmer son autonomie de sculpture tout en appréhendant le contexte qui l'accueille. Il est question ici d'un double lieu de passage, double focus décalé, double panneau de basket brisé sur fond de cour d'école. Entre figure de proue et épave à la dérive, le panneau tente de trouver sa place et, de ces incertitudes, il cherche à fabriquer une image...voire une sculpture.